Newsletter Mai 2019- La diversification du patrimoine & Les comptes inactifs

Ascentialis vous informe

Les thèmes d’aujourd’hui : La diversification du patrimoine & Les comptes inactifs

 

                                             Epargne : comment diversifier son patrimoine ?

S’il y a une expression que les investisseurs connaissent sur le bout des doigts, c’est bien « il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ». Mais l’appliquent-ils vraiment ? Claire Castanet, directrice des relations épargnants à l’Autorité des marchés financiers, nous rappelle les règles de bons sens en matière de diversification.

 

Que signifie diversifier son épargne ? Claire Castanet : « Diversifier son patrimoine, c’est d’abord adapter ses placements à ses projets et ses espérances de performance. La volatilité des marchés financiers fait que les épargnants évoluent dans un environnement incertain, dont ils doivent avoir conscience. En parallèle, ils doivent également identifier leurs besoins à court, moyen et long terme. Car, à chacun de ces horizons temporels correspondent des classes d’actifs différentes, en termes de risque et de maturité. De fait, définir une échéance permet de sélectionner le type d’actifs qui permettra justement de récupérer son épargne au moment adéquat. »

Qu’entendez-vous par classes d’actifs ?

C.C. : « Une classe d’actifs se caractérise par des degrés de liquidité et de risque spécifiques. Concrètement, nous distinguons quatre classes d’actifs : l’épargne totalement liquide et garantie comme celle présente sur les comptes courants, le marché monétaire [certificat de dépôts, bon du Trésor, livret réglementé ndlr], le marché obligataire et, le plus risqué, le marché actions. Ensuite, l’épargnant a à sa disposition différentes voies pour investir sur ces classes. Soit il y investit en direct. C’est le cas lorsque par exemple il achète des titres vifs [des actions détenues en dehors d’un fonds, ndlr]. Soit il procède de manière indirecte en achetant des parts de fonds, ou encore des unités de compte logées dans une assurance vie. »

Diversifier son portefeuille ne signifie donc pas uniquement investir dans des sociétés différentes en termes de secteur d’activité et de périmètre géographique. La diversification s’opère également par le choix même des supports d’investissement.

C.C. : « En effet. Si demain l’épargnant souhaite se constituer un matelas de sécurité pour faire face à une perte de revenus ou s’il destine son épargne à la préparation de sa retraite, il ne va pas choisir la même classe d’actifs. Plus son horizon de placement est long, plus l’investisseur peut intégrer à son portefeuille des produits qui évitent l’érosion de son patrimoine et qui sont corrélés avec la croissance économique, comme le marché actions. A l’inverse, s’il surdimensionne son épargne de précaution, il est alors certain que son patrimoine va progressivement se dévaluer [à mesure que le niveau des prix va croître, ndlr]. Bien sûr, au sein d’une classe d’actifs, il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. L’épargnant ne doit pas être investi sur une seule entreprise, ni même sur un seul secteur d’activité. La diversification s’entend aussi du point de vue géographique. Il est par exemple préférable qu’un portefeuille boursier intègre des titres d’entreprises nationales, internationales mais aussi dont le périmètre d’actions est plus local. »

Un investisseur détenant par exemple un compte-titres et une assurance vie doit-il veiller à ce que chacun de ces supports soit diversifié ? Ou bien la diversification peut s’opérer à l’échelle globale de son patrimoine ?

C.C. : « Il est primordial de ne pas s’arrêter aux enveloppes. Celles-ci vous apportent des avantages fiscaux ou des facilités quant à la transmission de son capital, mais aussi des frais. Il faut raisonner en transparence. C’est-à-dire identifier les secteurs, les zones géographiques, ainsi que les classes d’actifs auxquels l’épargnant est exposé, et ce, à l’échelle globale de son patrimoine. Cela lui permet de vérifier la cohérence de ses choix et vérifier que le risque qu’il supporte réellement correspond au risque qu’il est prêt à supporter. »

En suivant cette logique, un jeune couple qui accède à la propriété doit donc limiter la pierre-papier (fonds euros immobilier, SCPI…) ?

C.C. : « Vous mettez le doigt sur la notion de concentration de l’épargne. Si votre épargne est déjà très axée sur l’immobilier, en rajoutant de la pierre-papier par exemple, vous vous exposez par définition davantage au risque de retournement du marché immobilier. »

Est-ce qu’il existe des indicateurs facilement utilisables par les particuliers qui permettent de mesurer la concentration de leur placement ?

C.C. : « Plus que des indicateurs, il faut avoir à l’esprit que la concentration est très liée à la surface financière des épargnants. Si vous avez un budget très contraint, vous n’êtes pas forcément en capacité d’épargner. En revanche, si vous avez une surface financière plus importante, vous pouvez appliquer pleinement les principes de diversification. »

Vous touchez à un point important qui est la capacité ou non des épargnants à diversifier leur portefeuille. Quand un particulier débute sur des placements plus risqués et qu’il ne peut y allouer qu’une petite somme, comment doit-il procéder ?

C.C. : « L’investissement progressif correspond bien au cas de figure que vous évoquez. Le patrimoine se construit progressivement en mettant régulièrement de l’argent de côté, même s’il ne s’agit que de petites sommes. Cela permet de lisser le risque puisque vous n’augmentez que progressivement votre exposition. Ainsi, vous lissez également l’impact de la conjoncture sur votre portefeuille. Par ailleurs, pour faciliter sa diversification, l’épargnant peut opter pour l’investissement indirect en souscrivant à des parts de fonds, eux-mêmes déjà diversifiés et dont le prix reste accessible. »

Source janvier 2019 : https://www.cbanque.com/actu/71831/epargne-comment-diversifier-son-patrimoine#yxXDvSmgDrI6VeBv.99

                     Avec CICLADE, comment se faire restituer les fonds d’un compte inactif ?

Les comptes inactifs représenteraient près de 3,7 milliards d’euros en France. CICLADE, un site créé dans le cadre de la loi Eckert du 13 juin 2014, permet désormais de rechercher si des sommes restés sur des comptes inactifs vous reviennent. Explications.

                                                3,7 milliards d’euros attendent d’être réclamés

Près de 3,7 milliards d’euros en attente d’être réclamés par les bénéficiaires ont été transférés à la Caisse des Dépôts au 31 décembre 2016.

                                                           Ces 3,7 milliards d’euros sont constitués de :

                             – 1,9 milliard d’euros (52%) provenant de comptes bancaires inactifs

                                          (incluant les comptes titres ordinaires, PEA et PEA-PME)

                   -938 millions d’euros (25%) provenant de l’épargne salariale (Plan Épargne Entreprise)

                                        -843 millions d’euros (23%) provenant des produits d’assurance

Qu’est-ce qu’un compte inactif ?

Un compte est considéré comme inactif s’il respecte 2 conditions :

·         l’absence  d’opérations sur le compte pendant 12 mois consécutifs,  hormis celles initiées par la banque (perception de frais, versements d’intérêts, etc). Seuls les comptes gelés, par décision de justice par exemple,  font exception.

·         l’absence de manifestation du titulaire du compte (ou son représentant légal) auprès de la banque au cours de ces 12 mois consécutifs. Il ne doit pas, non plus, avoir effectué d’opérations sur un autre compte ouvert à son nom dans le même établissement.

Ce délai de 12 mois est porté à 5 ans pour les livrets d’épargne, les comptes à terme et les comptes-titres, notamment.

Loi Eckert : quelles sont les obligations des banques ou établissements financiers concernant les comptes inactifs

Les banques ont un certain nombre d’obligation en matière de gestion des comptes inactifs fixé par la loi Eckert :

  1. · s’assurer que les titulaires sont vivants : les banques doivent s’informer de l’éventuel décès des titulaires, en croisant les fichiers clients avec le registre national d’identification des personnes physiques (RNIPP) de l’Insee
  2. · informer les titulaires ou leurs représentants légaux ou ayants droits de l’état d’inactivité des comptes
  3. ·limiter les frais de tenue de compte
  4. ·transférer la gestion des comptes à la Caisse des Dépôts après un certain délai, variable selon que le titulaire est vivant ou non et selon le type de produit financier
  5. · publier annuellement le nombre de comptes bancaires inactifs et le montant des encours détenus ou transférés à la Caisse des Dépôts .

La Caisse des Dépôts doit faire la publicité de l’identité des titulaires des comptes bancaires transférés. Ces mesures s’appliquent également aux comptes inactifs antérieurs au 1er janvier 2016.

Où peut se trouver l’argent de comptes inactifs ?

À qui demander la restitution d’un compte bancaire ou d’un produit d’épargne inactif dont le titulaire ou souscripteur est vivant ?

À qui demander la restitution d’un compte bancaire ou d’un produit d’épargne inactif dont le titulaire est décédé ?

À qui demander la restitution d’une assurance vie non réclamée, que le souscripteur soit vivant ou décédé ?

Comment rechercher les sommes qui vous reviennent ?

Pour accéder aux comptes inactifs, il faut prendre contact avec l’établissement financier (banque, organisme d’assurance ou d’épargne salariale) qui détient peut-être encore les sommes du compte ou du contrat d’assurance vie.

Si les délais de conservations par l’établissement financier, vous pouvez alors utiliser CICLADE, le service de recherche en ligne de la Caisse des dépôts . Vous pourrez y rechercher les sommes qui vous reviennent, préalablement transférées par les établissements financiers. Si la Caisse des dépôts possède des sommes qui vous reviennent, elles vous seront restituées.

Rechercher avec CICLADE des sommes transférées à la Caisse des Dépôts qui pourraient me revenir

Source août 2018 https://www.economie.gouv.fr/particuliers/comptes-inactifs-ciclade?xtor=ES-39-[BI_116_20190409]-20190409-[https://www.economie.gouv.fr/particuliers/comptes-inactifs-ciclade]-1310052

 

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